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  • Par : Sacha Ledan
  • Dans : ESS
  • Posté le 26-08-2016

Le partenariat entre les SCOP et SPEAR débute !

Le partenariat entre Les SCOP[1] et SPEAR est maintenant lancé ! Les premiers projets d’adhérents du réseau des SCOP accompagnés par SPEAR seront mis en ligne avant la fin de l’année. Ce partenariat a une connotation particulière pour SPEAR, et révèle notre souhait de s’inscrire encore plus fortement dans l’écosystème coopératif.

Les Coopératives, c’est très ancien ?

       Le mouvement coopératif est né en réponse à la première révolution industrielle et à ses différents abus. Les premières coopératives prennent forment en Europe au début du XIXème siècle, généralement sous forme d’associations d’ouvriers. Pour autant, la répression de ces associations ouvrières en limite le développement. Le mouvement coopératif français prend réellement de l’envergure à partir de la révolution de 1848, et gagne du terrain, notamment avec l’abrogation de la Loi Chapelier en 1864 qui interdisait le regroupement d’ouvriers.

Le développement du mouvement coopératif se structure également au niveau international, avec la création de l’Alliance Coopérative Internationale (ACI) en 1895, qui devient la voix du mouvement coopératif en écrivant la Déclaration sur l’Identité Coopérative.

http://www.ired.org/modules/infodoc/cache/files/pdf/francais/doc00109.pdf

Au fur et à mesure de son développement, le réseau coopératif s’organise et se modernise. En 1937, la chambre consultative des coopératives formée en 1884 se transforme en Confédération Générale des Scop (CGScop). Mieux organisé, le mouvement coopératif a désormais un outil pour exprimer ses propres intérêts et créer des outils favorables à son développement. En 1947, la loi Ramadier établit un cadre législatif de référence pour toutes les formes de coopérative.

Aujourd’hui, le mouvement coopératif est toujours actif et reprend même de l’ampleur. Les Nations Unies ont estimés qu’en 1994 les moyens de subsistance de 3 milliards de personnes dépendaient de coopératives[2].  En 2015 les entreprises coopératives employaient 250 millions de personnes et ont générées 2 200 milliards de dollars de chiffre d’affaires[3]

Une coopérative, c’est quoi concrètement ?

       Initialement, le but principal des coopératives était de fédérer des ressources pour pouvoir protéger leurs membres contre les risques économiques et sociaux croissants. Aujourd’hui, une coopérative est une société dont la gouvernance implique de façon démocratique ses parties prenantes (salariés, fournisseurs, bénéficiaires, collectivités...). Suivant le principe d’une voix par personne, quelle que soit la proportion de capital apportée, la gouvernance des coopératives respecte l’intérêt général. De fait, la motivation première des coopératives n’est pas que le profit, mais plutôt la satisfaction des besoins économiques et sociaux de ses membres.

Les grands principes coopératifs ont été établis par l’ACI dans la Déclaration sur l’Identité Coopérative, et sont les suivants :

  1. L’Adhésion volontaire et ouverte à tous
    Les coopératives sont des organisations volontaires, ouverte à toutes personnes, sans discrimination sur le sexe, la situation sociale, la race, l’affiliation politique ou religieuse.

 

  1. Le pouvoir démocratique exercé par les membres
    Ce principe est exprimé lors des votes en Assemblées Générales avec une seule voix par associé, indépendamment du nombre de parts sociales détenues par cet associé.

 

  1. La participation économique des membres
    Les membres contribuent de manière équitable au capital de leur coopérative. Une partie du capital sera une propriété commune de la coopérative. Les membres reçoivent une rémunération limitée sur le capital souscrit.

 

  1. L’autonomie et l’indépendance
    Les coopératives sont des entreprises indépendantes et d’utilité sociale contrôlée par leurs membres.

 

  1. L’éducation, la formation et l’information
    Les coopératives fournissent des formations pour leurs membres, représentants, dirigeants, et employés pour qu’ils puissent être des contributeurs efficaces. Elles informent le publique de la nature et des avantages de la coopération.

 

  1. La coopération entre les coopératives
    Les coopératives servent leurs membres de manière plus efficace en travaillant ensemble pour fortifier le mouvement coopératif au sens large.

 

  1. L’engagement envers la communauté
    Les coopératives œuvrent pour un développement durable de leur communauté au travers des actions acceptées par ses membres.

 

Pourquoi ce mouvement reprend de l’ampleur aujourd’hui ?

       La crise économique fait réapparaitre de nouvelles problématiques économiques et sociales, passant de la responsabilité environnementale et sociale des entreprises jusqu’à l’épineux sujet de la répartition de la valeur créée.  Plus de transparence, de coopération et d’implication des différentes parties prenantes sont les remèdes souvent recommandés. La coopérative est une solution toute trouvée, particulièrement pour les salariés en quête de sens dans leur travail. La croissance de l’Economie Sociale et Solidaire est également un facteur de croissance du mouvement coopératif. Parties prenantes de ce mouvement, les coopératives partagent de nombreuses valeurs avec l’ESS, et travaillent mutuellement à leurs développements respectifs.

Le réseau Les SCOP, à quoi ça sert ?

       La Confédération Générale des Sociétés Coopératives et Participatives, ou CG Scop,

Les SCOP est un réseau qui accompagne la création, la reprise et la transformation d’entreprises sous forme de SCOP[4], de SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif) et de CAE (Coopérative d’activité et d’emploi)[5]. Ce réseau propose un service d’accompagnement dans la durée comprenant financement, formations, échanges entre différents entrepreneurs, et représentation auprès des pouvoirs publics.

Le réseau les SCOP est présent sur tout le territoire français avec treize Unions Régionales et trois Fédération de Métiers : BTP, Communication et Industrie. De plus il comprend des outils financiers nationaux : 3 sociétés (Socoden, Scopinvest et Sofiscop) et 10 comités d’engagements (Un comité d’engagements financier national et 9 comités d’engagements financiers régionaux).

En 2015 ce réseau dénombre un total de 2 855 entreprises coopératives, avec 51 500 salariés dont 27 330 salariés associés et un chiffre d’affaires de 4,5 milliards d’euros. Ces chiffres progressent toujours avec 319 nouvelles coopératives qui ont vu le jour l’année passée.

Le réseau Les SCOP, comment ça fonctionne ?

       Le réseau Les SCOP est dirigé par le bureau de la Direction Nationale et assure la représentation nationale du mouvement auprès des acteurs politiques, économiques et sociaux. Le réseau fonctionne sur une base de libre adhésion des coopératives, qui peuvent rejoindre leur Union régionale la plus proche et être accompagnées dans leurs démarches de financement et de développement.

Aujourd’hui, il existe différents outils financiers créés par le réseau CG Scop pour leurs adhérents :

  • Socoden, qui peut octroyer des prêts participatifs
  • Scopinvest, qui peut intervenir en capital, titres participatifs et obligations convertibles
  • Sofiscop, qui peut garantir des prêts moyens termes, financer le BFR ou les crédits baux accordés par le Crédit Coopératif.[6]

En plus de cela certaines Unions Régionales ont développé des outils de capital risque qui leurs sont propres : Pargest, en région PACA, et Transméa, en région Rhône-Alpes.

Les SCOP est également le porte-parole du Mouvement des Scop françaises auprès des pouvoirs publics et acteurs politiques, économiques et sociaux. Elle sert à défendre les intérêts de ses membres et participe à l’élaboration des textes législatifs et réglementaires qui concernent le droit coopératif. Elle représente aussi ses adhérents auprès de la Commission de l’Union européenne, du Parlement européen et des instances coopératives.

Les Unions régionales sont le bras armé de ce réseau et s’occupent de l’étude de faisabilité économique des projets, des validations des structurations juridiques, et de l’appui pour le montage du plan de financement.

Pourquoi faire un partenariat ?

       En tant que coopérative, SPEAR se retrouve complètement dans les valeurs de Les SCOP.
Il semblait donc naturel de nouer un partenariat avec ce réseau pour soutenir les initiatives citoyennes qui promeuvent ce mode de fonctionnement et ses valeurs. Dans le cadre de ce nouveau partenariat, SPEAR a établi une offre spécifique avec le Crédit Coopératif, pour permettre aux coopératives adhérentes de recevoir des offres de crédit préférentielles. Ces offres préférentielles sont obtenues grâce à la collecte que SPEAR effectuera pour chaque projet sur son site.

SPEAR accompagnera aussi les Scop, SCIC et CAE en communiquant sur leurs projets et en partageant des informations sur les évènements important de leur développement.

Pour soutenir les coopératives accompagnées par SPEAR, n’hésitez pas à visiter notre site www.spear.fr et épargner pour aider un ou plusieurs projets coopératifs pour leur besoin de financement.